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Quelques extraits du Guide Mondeos Azerbaïdjan

Gyz Galasy (Qız Qalası) – la "tour de la Vierge"

Ouvert tlj. Entrée payante.

La légendaire Tour de la Vierge, symbole de l’émancipation de la femme azérie

Monument tout aussi majestueux que mystérieux, la « tour de la Vierge » n’a pas d’équivalent architectural parmi toutes les contrées de l’est. Elle est située sur le littoral, au sud-est d’Itcheri Sheher, et sa construction, quoique sans certitude, est attribuée au xiie siècle. Au vu des matériaux utilisés, certains historiens émettent l’hypothèse de deux périodes d’édification : ve-vie siècle pour la partie basse, avec un rehaussement réalisé au xiie siècle. Construite en pierres calcaires sous la forme d’un cylindre de 28 m de haut et de 16,5 m de diamètre, la tour est étayée par un imposant contrefort et possède des murs de 4 à 5 m d’épaisseur. Elle est recouverte d’une coupole en pierre incluant une ouverture centrale ronde. L’accès à la tour se fait par le pont-levis. A  l’intérieur, huit niveaux sont reliés par un escalier en colimaçon, intégré dans  le mur. On y  trouve notamment un puits d’une profondeur de 21 m, taillé dans la roche. La  lumière pénètre par d’étroites fenêtres ressemblant fortement à des meurtrières et mâchicoulis. Bien que la fonction originelle de  la tour reste  inconnue et que certains l’assimilent à un temple zoroastrien, il semble évident qu’elle  fut utilisée à certaines périodes à des fins d’observation et de défense. Au cours des xviiie et xixe siècles, elle fit même office de phare.

 

Les tapis

Fleuron de l’artisanat azéri, le tapis est, encore aujourd’hui, tissé à l’ancienne

Symbole de la nation azérie, le tissage des tapis est un art ancestral mondialement reconnu. Cette pratique, dont les fouilles archéologiques ont révélé qu’elle existait déjà à l’âge du Bronze, s’est ancrée dans la tradition au fil des siècles et offre aujourd’hui un vaste panel de motifs et teintes, qui diffèrent selon les régions. A Gouba les tapis sont ornementés de formes géométriques qui représentent le plus souvent des plantes; à Bakou, ils se caractérisent par leur graphisme et leurs couleurs – un fond bleu foncé agrémenté de rouge et bord de jaune. Les tapis shirvan sont réputés pour la richesse de leur composition, ceux de Gazakh pour leurs teintes vives, et ceux de Gandja pour être en soie. Parmi les types de tapis azéris les plus célèbres se trouvent les kilim les zili ou encore les djedjim.

 

Palais des Khans (Xan Sarayı)

Ouvert tlj. Entrée payante.

Joyau de l’architecture azérie, le Palais des Khans de Sheki est richement orné de motifs symboliques

Miraculeusement sauvegardé, le palais des Khans fut construit en 1762 à la demande de Husseyn Aleyhan, deuxième khan du royaume de Sheki et fervent amateur d’art. Sa structure de deux étages à toiture de bois est singulièrement travaillée et décorée de mosaïques aux motifs floraux géométriques et aux couleurs délavées. Les fenêtres shebeke – technique ancestrale consistant à assembler les morceaux de verre à l’aide de fil de plomb et à les inclure dans des structures de bois sans clous ni colle – arborent des vitraux aux couleurs vives. L’intérieur du palais est entièrement orné de fresques et de mosaïques aux couleurs chatoyantes  représentant des scènes historiques et symboliques. La mosaïque du plafond de la salle de réception, par exemple, aurait nécessité 54  000 tesselles par mètre carré !

 

L’art rupestre de Gobustan (Qobustan)

A 65 km de Bakou. Ouvert tlj.

Un des nombreux exemples de l’Art Rupestre du Gobustan

Situé dans un massif rocheux à proximité de la mer Caspienne, sur l’antique route de Shirvan, le site de Gobustan dévoile des trésors inestimables : peintures et gravures rupestres (pétroglyphes), zones d’habitat et tertres témoignent d’une présence humaine du paléolithique inférieur au Moyen Age. Les vestiges du site furent découverts par hasard, dans les années 1930. En 1939, l’archéologue Izhak Dzhafarzade commença des recherches approfondies sur le site. De 1940 à 1965, les équipes archéologiques se succédèrent et mirent au jour quelque 6 000 dessins sur 700 parois rocheuses, identifiées et répertoriées. Cet art pariétal, qui est très varié quant à ses thèmes et leur contenu, se manifeste par des illustrations d’êtres humains ou d’animaux (aurochs, lions, gazelles…), des dessins d’activités collectives (moissons, sacrifices, danses rituelles…) ou encore des fresques (caravanes de chameaux, bateaux avec des rameurs…). Des motifs et symboles sont également gravés à la surface des rochers : serpents, lézards, croix et spirales, soleils et étoiles ainsi que tamgas (petites plaques ornées, emblèmes d’une famille, d’un clan…) et éléments de calligraphie arabe apparaissent en relief. A toutes ces découvertes viennent s’ajouter celles de tombes et tumulus qui témoignent d’une activité funéraire dès le mésolithique. Témoin de la présence et de l’évolution de l’homme sur plusieurs millénaires, le site de Gobustan est considéré comme l’un des plus importants berceaux de l’humanité. Il fut déclaré zone protégée par le gouvernement en 1966 et est aujourd’hui inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en 2007.

 

Le Saviez-vous ?

Portrait de Dumas par Etienne Carjat

On le connait et l’aime pour ses aventures mondialement connues: Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, La Reine Margot. Mais Alexandre Dumas n’était pas qu’un dramaturge de talent, c’était un voyageur passionné. L’un de ses voyages l’a amené dans le Caucase et les terres azerbaïdjanaise.
L’Azerbaïdjan l’a étonné par ses richesses naturelles et sa diversité culturelle. Bakou, Gouba, Chemakha, Sheki, il a traversé le pays et plusieurs de ses  notes de voyages ont trouvé place dans son livre "Le Caucase"
Extrait:
"Cette ville était un charmant village de deux ou trois heures de tour. A part, au centre de la ville, dans les rues marchandes, chaque maison avait son enclos, ses arbres magnifiques, sa source."